L’homme de Rio

Il faut que je l’avoue, mon premier contact avec le Brésil, c’était grâce à Jean-Paul Belmondo dans L’homme de Rio.

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Entre deux cascades, on voyait un peu de la ville, une plage et deux cocotiers. Un film oubliable, pas très subtil, mais qui pendant des années m’est resté dans la tête.

 

Finalement, le Rio que nous avons découvert est beaucoup moins caricatural. Nous avons passé une semaine à Rio, dans le quartier de Flamengo. Un quartier chic, genre 16ème arrondissement parisien, pour ceux qui connaissent. Dans les rues, les touristes sont très minoritaires, et on peut passer inaperçus, à tel point que des gens m’ont demandé leur chemin à quelques reprises en  portugais!

 

Ah oui, le portugais… Il va falloir que ma soeur m’explique comment elle a appris la langue en quelques mois, parce que nous, on n’y comprend rien! Première fois que je retrouve complètement stupide devant quelqu’un, sans avoir aucune espère d’idée de ce qu’il vient de me dire , entre « avez-vous l’heure? », « votre braguette est mal fermée? », et « avez-vous lu le dernier Paulo Coelho? ».

Et ce qui ne nous facilite pas la tâche, c’est que nos amis brésiliens ne parlent pas grand chose d’autre que le portugais. Même l’espagnol, ça ne passe pas. Heureusement qu’on a notre amie Luiza, très anglo-francophile, qui a pu nous donner quelques cours de « comment survivre à Rio ».

Déjà c’est l’hiver. Pas de fêtes sur les plages. Les cariocas, c’est le nom des résidents de Rio, considèrent que c’est l’hiver malgré les 26-27 degrés et l’eau tout de même bien plus chaude que sur les plages du Finistère (Bretagne, là où ce n’est JAMAIS l’été). Vous auriez du voir la tête de nos amies brésiliennes quand je me suis baigné à Ipanema après le coucher du soleil. Les filles étaient en train de faire des châteaux de sable en maillot de bain, et nos amies étaient emmitouflées des pieds à la tête, en train de grelotter!

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La semaine a été surtout marquée par une très nette baisse d’activité dans la famille. Grosse fièvre des deux filles, dont celle de Maëlle qui a duré 4 jours. Fièvre du papa aussi, cloué au lit pendant 48 heures… Bref, après le déluge d’activités en Équateur pendant les jours précédant notre arrivée au Brésil, ça a plutôt été le calme plat.

Quelques excursions tout de même, dont une vers le fameux « pain de sucre » qui domine Rio. Le téléphérique était trop cher pour nous, donc on a choisi la version sportive. Un genre de Grouse Grind pour ceux qui connaissent Vancouver, sentier à pic pendant 40 minutes. Sauf que là, on était accompagnés de petits singes, les macacos, aux amusantes moustaches blanches, et de fourmis rouges géantes coupeuses de feuille, qui ont terrorisé Maëlle. Les deux filles sont arrivées en haut, moyennant finances (on leur offre de l’argent de poche de cette façon!), et nous avons admiré la vue, un peu limitée puisqu’on ne peut pas accéder au « vrai » pain de sucre, plus haut, à moins de faire de l’escalade ou de payer le billet de téléphérique au tarif complètement prohibitif.

Jour suivant sous la pluie, à tenter de trouver dans le plus grand centre commercial d’Amérique du Sud de quoi remplacer une partie des affaires d’Anaïk volées en Équateur (notre amie Mélanie a en urgence envoyé d’autres affaires de Vancouver pour remplacer les choses essentielles, comme « maman toutou »). Bon, les centres commerciaux, en général, c’est pas vraiment notre truc, mais c’était l’occasion de constater que:

-1-On mange décidément très bien au Brésil, même dans un centre commercial, contrairement à ce qu’on nous propose en Amérique du Nord

-2- Les entreprises françaises sont très présentes au Brésil : On s’est retrouvé dans une FNAC, avant d’aller en taxi (une Renault) acheter dans un Décathlon ce qu’il nous fallait. Mêmes produits qu’en France, mais 3 fois plus chers!

Finalement, nous avons profité de notre amie Luiza pendant le week-end. Et elle nous a emmené dans un endroit paradisiaque, à 1 heure de bateau de Rio. L’île Paqueta, île sans voitures où le temps semble s’être arrêté. Nous étions invités à célébrer un anniversaire avec un groupe de yogis très sympas, qui pique-niquait dans un parc. Accueil adorable, chansons complètement dépaysantes, journée idéale!

Puis le dimanche, petit marché de quartier à deux pas de chez nous avec Luiza. Un orchestre classique était installé au milieu de la place, les gens prenaient l’apéritif, dansaient, s’embrassaient, en toute simplicité… Musique inspirante, nourriture délicieuse… Là encore, une leçon de vie!

Puis dans la même journée, petite visite sur la célèbre plage d’Ipanema, dont je vous ai déjà parlé, et festival gastronomique en soirée, avec les meilleurs restaurateurs de Rio. L’occasion de goûter des spécialités de Bahia, la région pour laquelle nous sommes envolés le mardi suivant, et d’où je vous écris, bercé par le bruit des vagues, les pieds dans le sable. Première détente absolue depuis le début du voyage… Beaucoup de photos à vous montrer!

 

2 thoughts on “L’homme de Rio

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